350 kilomètres avant, dans un petit appartement en pleine ville, une famille venait de se réveiller au son de plusieurs réveils.
Les parents de Franck ne se rendirent pas tout de suite compte de l'absence de l'absence de leur fils, sachant que le père venait de se réveiller avec un horrible mal de tête au milieu du salon, et que la mère préparait du café, s'attendant déjà à recevoir quelques coups de son mari, ennervé, comme chaque matin.
Ce fut donc dans les alentours de 9 heures que la mère commença à se poser des questions, ne sentant pas l'odeur de fumée commencer à s'élever de la chambre de son fils. Oui, il fumait beaucoup. Mais ça, elle avait appris à l'assumer en se disant que si elle avait eu des parents comme ils l'étaient, elle et son mari, elle l'aurait surrement aussi fait.
Elle sortit donc de sa chambre où elle s'était réfugiée pour éviter le seul homme qui restait encore dans l'appartement puis se dirigea vers la chambre de son fils. Vu qu'elle ne vit pas de lumière lorsqu'elle regarda par le trou de la serrure, elle pénetra dans la salle sombre.
Le lit était fait, mais les portes de l'armoire, laissées entrouvertes, laissèrent appercevoir des étagères vides, sans habits, et sans chicha, qui trainaient habituellement là.
Elle ne s'attarda pas dans la chambre de son fils, car elle s'était déjà préparée mentalement au moment où Franck allait enfin se décider à partir de la maison. Elle se dirigea simplement vers son mari qui venait déjà de vider une bouteille de vin et qui chancelait à travers le salon, lui attrapa l'épaule, le regarda dans les yeux, puis annonça avec un air détahcé:
- Notre fils a foutu le camp.